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Bourse : les réseaux sociaux dictent-ils nos envies d’investir ?

information fournie par Mingzi 22/07/2026 à 08:35

Crédit photo : Shutterstock

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Sur X, plus une entreprise est citée, plus elle attire l'attention des investisseurs particuliers. Mais, selon une étude de l'AMF, ce n'est pas forcément le contenu des messages qui fait la différence : c'est surtout leur nombre.

Des investisseurs particuliers toujours très actifs

Publiée en juillet 2026, une étude de l'Autorité des marchés financiers consacrée à l'influence des réseaux sociaux sur les achats et ventes d'actions du CAC 40 montre combien les usages numériques transforment les réflexes boursiers des particuliers. L'auteur analyse les transactions réalisées par les investisseurs français entre janvier et novembre 2024 et les compare aux messages publiés sur X, anciennement Twitter.

Depuis la crise sanitaire, les Français sont devenus plus nombreux à investir directement en Bourse. Leur activité a certes diminué par rapport aux records de 2021, mais elle reste nettement supérieure à son niveau d'avant 2020. Dans le même temps, les réseaux sociaux ont pris une place croissante dans la recherche d'informations financières, notamment chez les plus jeunes.

Ce qui attire l'attention déclenche des transactions

Le principal enseignement est assez simple : plus une entreprise est mentionnée sur X, plus les particuliers ont tendance à acheter ou à vendre son action.

En revanche, le sens des messages semble avoir beaucoup moins d'importance. Qu'un titre fasse l'objet de commentaires enthousiastes ou critiques, l'effet observé est proche : c'est d'abord sa présence répétée dans le fil d'actualité qui suscite l'intérêt.

À lire aussi | Comment les réseaux sociaux influencent les investisseurs particuliers

Autrement dit, une entreprise dont tout le monde parle peut devenir une idée d'investissement simplement parce qu'elle est très visible. L'étude retrouve ainsi un mécanisme bien connu des spécialistes de la finance comportementale : face à des milliers d'actions possibles, les particuliers se tournent plus facilement vers les titres qui retiennent déjà leur attention.

Les jeunes et les clients des néo-brokers plus sensibles

Cette influence n'est toutefois pas identique pour tous. Les investisseurs de moins de 35 ans et les clients des néo-brokers — ces applications mobiles qui proposent un accès simple et peu coûteux aux marchés — réagissent davantage à l'activité des réseaux sociaux.

À l'inverse, ils semblent accorder relativement moins de poids aux informations dites « fondamentales », comme l'évolution du cours ou les annonces officielles de l'entreprise. Les clients des banques en ligne apparaissent plus attentifs à ces données financières, tout en restant sensibles aux réseaux sociaux. Les clients des banques traditionnelles sont, eux, les moins influencés par les publications en ligne.

À lire aussi | Réseaux sociaux et Bourse : et si votre fil d'actualité guidait vos placements ?

L'étude souligne également que les particuliers adoptent souvent un comportement plutôt rationnel : ils tendent à acheter lorsque les cours baissent et à revendre lorsqu'ils remontent, afin de concrétiser leurs gains.

Apprendre à trier l'information

Ces résultats ne signifient pas que les réseaux sociaux donnent systématiquement de mauvais conseils. Ils montrent surtout que la répétition d'un sujet peut être confondue avec sa pertinence.

Or, une publication très partagée ne repose pas nécessairement sur une analyse fiable. Elle peut être imprécise, promotionnelle ou simplement reproduite par effet de mode. Pour les investisseurs, le bon réflexe consiste donc à vérifier l'auteur du message, à consulter les informations officielles de l'entreprise et à éviter de prendre une décision dans l'urgence.

L'AMF insiste ainsi sur l'importance de l'éducation financière, en particulier pour les publics jeunes et très connectés. En Bourse comme ailleurs, ce n'est pas parce qu'un sujet fait beaucoup de bruit qu'il mérite forcément toute notre confiance.

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